En route pour le camp de base du nanga parbat, versant diamir à environ 4000m. Mais pour y arriver la voie est longue et sinueuse...

D'abord un long trajet d'Islamabad à Chilas par la magnifique Karakorum High Way. J'aime voir les visages des gens, ceux qui travaillent les champs, qui taillent des pierres, coupent du bois, font paître les bêtes, vont au marché, font leurs lessives, jouent au volley ou au cricket, allument un petit feu avec 2 bout de bois au milieu de nul part pour se réchauffer... boivent un thé en bord de route...

Puis la route de Chilas à Bunardas et la vallée du diamir par une piste vertigineuse, taillée dans le flanc de la montagne. De là, nous continuons à pied notre voyage en remontant la vallée encaissée et étroite du diamir jusqu'à Ser, puis Kotogali ou nous longeons ensuite la moraine du glacier jusqu'au camp de base. 

De là nous installons du mieux que possible notre petit cocon de chaleur relative (-20°C et 2 h de soleil par jour) pour les prochaines semaines. J'aime la neige à l'arrivée du CB quand elle étend une nappe lisse sur la caillasse et que nos tentes jaunes pointent comme des tasses renversées. 

Bref me voilà de nouveau à l'air libre, émue par la chance d'être là, de pouvoir décider et étudier cette montagne. 

Nous partons ensuite directement vers le haut, avec l'obscurité qui nous enveloppe, le froid vif qui nous saisie et nos petits faisceaux de lumières au dessus du nez. Le silence grince sous les pas pointus de nos crampons. La lune est bientôt pleine et elle transmet une illusion de chaleur. On peut éteindre la frontale... la neige a le clair du ciel et les pas montent sur une étendue qui unit terre et lune. Puis une journée à ouvrir la voie dans une neige fine et légère, et parfois croûté et profonde, jusqu'à arriver et se mettre à aplanir l'emplacement de la tente, ramasser de la neige dans un sac, la faire bouillir,... bref faire  là haut les tâches domestiques... puis nous glissons dans nos sacs de couchage tout ce qu'il nous faut trouver non gelé le lendemain , même la coque intérieur de nos chaussures. Le jour suivant nous repartons de nouveau vers le haut. 

Bref me voilà de nouveau dans mon milieu "voyageuse de la neige"... sa croûte à grignoter pour arriver plus haut, le tas à creuser sur un flanc abrupt pour installer notre tente, les rafales de flocons qui nous font aller à tâtons, le soleil qui tape sur le blanc et ricoche sur nos visages. 

 

Notre acclimatation se finalise…

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