Départ le 14 de Pokara, trajet d’une heure  trente en mini bus, puis début du trek .

 Il fait chaud, nous traversons plusieurs bourgades, l’accueil est très chaleureux, les villages sont formés de terrasses en étages.

Les gens confectionnent des paniers qui serviront plus tard pour les treks ou pour porter des pierres indispensables pour les travaux les plus divers : la confection des maisons ou l’entretien des chemins.

On peut voir les gens s’affairer dans les champs : ils labourent, ramassent de l’herbe pour le bétail ……… 

Les enfants vont à l’école en costume, les gens semblent heureux , ils chantent , dansent ,s’amusent ,  sourient …

Le trek qui a débuté dans la verdure s’oriente vers une végétation qui se fait moins dense , moins verte. Nous progressons avec nos 20 porteurs et notre cuisinier Denbar, bien que ce soit contraire à la loi des castes qui existent au Népal , les porteurs sont de caste inférieure ou alors appelés les tribauds .

Ils sont composés d’émigrés, leur installation s’est échelonnée dans le temps, chaque arrivant portant un nom différent avec un langage  différent , il y a plus de 30 ethnies .

Ce problème des castes  est beaucoup plus prononcé au Népal qu’au Pakistan, pourtant  malgré cette absence d’accès à la culture, ces hommes sont très agréables, ouverts et malins . 

Ils peuvent porter jusqu'à 50 kg, ce qui est surhumain, normalement en matière de portage pour les expés,  le poids est limité entre 25 et 30 kg, ce qui me semble déjà énorme. 

Le long du trek nous nous arrêtons dans des « lodges », (sorte de refuges ou auberges où
l’on peut s’arrêter pour manger et dormir)

La première nuit a été terrible, en effet dans les lodges , il y a une partie dortoir et une cuisine: dans celle-ci , il y a un feu sans conduit de cheminée , la fumée  s’échappe directement par le plafond et le toit , cette pièce est noire de suie .

Le problème  c’est que le dortoir est dessus, du  coup, j’ai respiré des quantités colossales de fumée, ce qui m’a value un mal de tête toute la journée .

Pour clôturer le tout, mes compères  déjeûnent le matin avec de la soupe et des toasts à l’ail , des œufs brouillés et du thé au gingembre : il parait que c’est bon pour l’acclimatation et que ça évite d’être malade , j’ai joué le jeu trois jours et "basta", j’avais le goût de l’ail toute la journée , maintenant c’est pancake aux pommes . 

Voilà pour la petite histoire, là je suis au pied de la face  sud  de l’Annapurna, le camp de bas est 4200 mètres, nous sommes les seuls, c’est calme , nous entendons juste le vent, les oiseaux les séracs qui tombent .

Ca fait trois jours qu'il neige en fin de journée, du coup le vert a laissé la place au blanc ; il me reste plus qu’à m’acclimater  et grimper……. 

Cette face  sud m’impressionne , je dois commencer mon acclimatation  avec Dodo et  Martin, nous devions partir ce matin mais nous repoussons à demain  car notre cuisinier Denbac , qui est aussi Lama, autrement dit : un homme de savoir habilité à célébrer la cérémonie de la Poujat (c’est un rituel et une prière autour de la Charten  , qui est un stupa en tibetain ) pour que la montagne nous accepte  et nous épargne Denbac ne veut que nous grimpions avant sa prière de demain matin. 

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