A Skardu, nos bagages arrivent un peu plus tard que prévu, nous répartissons rapidement nos affaires en charges de 25 Kilos pour les porteurs.
Après une petite nuit, nous partons pour Askoli , et c’est en arrivant à la dernière bourgade que nous crevons. Le chauffeur change la roue en deux temps et trois mouvements, sans cric, en ajustant
simplement deux cailloux sous la barre de direction et en manœuvrant avec une habileté déconcertante.
Chapeau !!
Premier contact avec nos porteurs et c’est parti pour six jours de trek.
Malheureusement, tout le monde est malade dès le premier jour, y compris les Pakistanais, Officier de liaison, Cook.
Nous pensons que c’est à l’hôtel de Skardu qu’une mauvaise bactérie trainait.
Les porteurs sont très rapides cette année, ils avancent presque aussi vite que nous trois, avec une charge de 25 kilos sur le dos.
Nous passons une journée à Payu, elle n’était pas prévue, mais les porteurs sont arrivés une journée trop tard, suite à un départ à rebondissement.
Avant d’entrer sur le domaine glaciaire ils profitent du bois pour se faire cuire des chappattis, économisant ainsi le kérosène. Nous aurons donc cette journée pour se faire à manger, puis chanter,
danser et se reposer.
Le panorama est exceptionnel, avec en plus une météo clémente qui nous offre, entre nuages et soleil, les majestueuses tours de Trango.
On peut deviner la silhouette du Broad Peak , du G1, en passant par le G4 et enfin, au détour de Concordia, on aperçoit le K2.
Il faudra attendre le dernier jour pour avoir de la neige sous les pieds, nous établissons notre camp de base sur son manteau blanc.
C’est en profitant de cette météo et de ces paysages que je replonge dans mes souvenirs, ce trek m’a permis de retrouver le bonheur profond d’aller vers les cimes .
Le drame de l’Annapurna reste présent dans ma tête. Les pensées positives reprennent malgré tout le dessus et je revis tous ces moments magiques que j’ai passés en compagnie de Martin, pour nous la
montagne et notre corps dictaient le chemin à suivre, pas notre mental.
L’Annapurna m’a appris l’humilité, me rappelant que la montagne décide seule de notre destinée.
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